Who are you to wave your finger ?
Avoir le câble est une expérience douloureuse.Je suis téléphage converti en internet addict, mais dans l'ensemble, je passe honteusement le plus clair de mon temps libre devant un écran.
Je sais, c'est pas bien, mais j'vous parlerai prochainement du climat hivernal, et, croyez moi, c'est THE excuse pour loquer devant son écran.
L'arrivée du câble a été une grande source d'espoir rapidement tarie. La fréquence infernale des pubs pousserait un neurasthénique au meurtre de masse tellement c'est trop gonflant sa race.
J'ai 130 chaines et pas une de regardable.
Ça y est la télé, ça m'énerve.
C'est pas faute d'avoir essayé.
même "American idol".
American idol, c'est la version originale de la "nouvelle star", même concept, même décor, même bande son, même production, même méchanceté jouissive d'un jury certes cruel, mais moins affuté, à mon sens, que le jury français.
Le seul truc qui change c'est les critères de sélection.
Si en France on recherche un branchouille original avec une voix qui va bien (Christophe Willem), ici, on recherche Mariah Carrey ou Brian Adams. Le look et la danse comptent autant que le chant et tout ça se doit d'être du Whitney Houston, sinon, ça dégage.
A titre de preuve, je vous livre en pâture l'indigence etazunienne, rigolez pas trop fort, ils pourraient se vexer :
Ici on recherche un chanteur apte à vendre des millions d'albums sans froisser qui que ce soit.
Quand on y pense, c'est la même chose en France, sauf que, le grand public est pas le même.
Aux states on vise la mémé texane et la ménagère du Wisconsin et l'ouvrier du Maine, qui tous consomment du disque à grande échelle, sont chrétiens, et aiment les valeurs traditionalistes gnangnan, en France on vise le parisien gauchiste et l'adolescente rebelle.
Bref, après un court et très irritant essai d'American Idol, je me suis retrouvé à télécharger fièrement la premiere émission de la saison 2008 de la nouvelle star bien de chez nous.
Pas à chier c'est quand même nettement mieux.
A ce point que je suis tombé sur le cul en y entendant une reprise a capela d'un morceau de Tool, que j'écoute en boucle en allant au taf.
Ça promet une cuvée 2008 d'exception, et je trépigne en attendant la deuxième émission.
Pour ceux qui font semblant de pas voir de quoi je parle, allez hop, l'extrait sus-mentionné, plus le morceau original.
Attention, si ce morceau fait pas bientôt un carton en France, j'arrête d'écrire.
Ici la version originale qui dépote un peu plus quand même, je vous encourage même à
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