Belles lettres et poesie

Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /2009 21:24

You

C'est bien connu, les anglophones, et à plus forte raison les americanophones, ignorent le vouvoiement.

Les chanteuses branchées, les gauchistes de tous poils et les profs d'anglais trouvent ça "cool".

Evidemment, ça évite pas mal de prises de tête, finie la condescendance avec la femme de ménage et on  se demande plus jusqu'à quel point le patron tolère les familiarités.
C'est ça l'égalité brother, fuck le respect, tout le monde c'est la même merde, je suis un you, tu es un you, on est tous des putains d'you.

Qu'est-ce qu'on est-y-pas cons, nous autres de la France, de se faire chier avec du vous ? Des siècles d'asservissement et de discrimination vouvoyesque ? franchement, c'est pas d'la merde ? ...Ouais, sauf que l'anglophone ignore les deux vous, le vous de respect, ET le vous pluriel.

Du coup, le ricain, il est bien emmerdé quand il parle en société, ben ouais, comment savoir s'il parle à un gars entre tous, où à tous les gars qui sont là ? Si ça se trouve, le mec se parle à lui même à la tribune de l'ONU et personne se rend compte qu'il est bon pour la camisole.

Comment fait il donc pour cibler son ou ses interlocuteurs ? Comme d'habitude, le ricain pragmatise.
Si un sujet (you) ne suffit pas à délimiter l'interlocuteur, alors il faut en rajouter un, c'était simple.
Du coup, you devient adapté au chien et au patron alors que you guys (toi les mecs) remplace le vous de quand on cause à plusieurs connards.
Et nous voila à la pointe de la conjugaison américaine.
Ça vous troue l'cul, avouez.
C'est pas vot' gauchiste de prof d'anglais qui vous aurait appris ça, right ?
ça donne donc :
I, you, he/she/it, we, you guys, they, et vous êtes tous priés de vous fourrer vos Harraps au cul.
Bien sur, you guys, pour un vous pluriel, présente des inconvénients, entre autres, il est sexiste, puisque masculin, et légèrement populo, vu que guys veut dire mecs et pas messieurs les députés, mais ça peut s'arranger, et si you guys peut s'employer en toutes circonstances, les déclinaisons sont illimitées, du coup on se retrouve avec autant de sujets possibles que de situations :

You guys : les mecs
You girls : les filles
You bitches : les filles de petite vertu
You bastards : tas d'connards
You mother fuckers : tas d'connards (utilisé dans le ghetto, ou en garde à vue)

Pour les plus pointus d'entre vous, le vous pluriel du sud profond des états-unis est plus mature et correspond mieux aux gens du pays, il se dit "Y'all", contraction de You All, et se prononce yooool.

Et voila, à force de simplifier, le ricain se retrouve avec des sujets en double qu'il doit adapter à la situation, et si vot' feignasse de prof d'anglais ne vous en a rien dit c'est a cause que c'est trop pourri, que ça ne s'utilise qu'à l'oral, que ça complique tout, et qu'au final il lui faudrait admettre que le vouvoiement utilisé dans tout pays civilisé qui se respecte, c'est pas si con.

Et puis tant que j'y suis, je suggère une alliance entre le pragmatisme ricain et la supériorité intellectuelle française (parisienne ?) en proposant un 'vous' pluriel adéquat et définitif pour mettre fin aux atermoiements situationistes, abolissons donc le vouvoiement de déférence et réhabilitons un vous pluriel avec un simple sujet délivrable a l'envie : YOUS.

Elle est pas belle la technologie sémantique ?





vous

Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 04:23
Mon frigidaire à Paris
etait plus petit que celui
que Joe six-pack a dans son 4X4
immatriculé Kentucky.






Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /2008 15:47

Traduction francaise : Les cul-terreux avec Jospin Sego Delanoe






Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les 22 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 20:26
Ca n'a rien à voir, mais j'm'en fous.
J'allais vous écrire un bel article sur le travail et la productivité ricaine, mais avouez qu'ca sonne chiant, alors à la place, j'vais continuer d'me foutre de la gueule à Dylan, sans même me fatiguer à le mentionner plus avant, juste en projetant une gigantesque ombre sur tout ce que cet escroc a pu écrire.

C'est grandeb qui, il y a quelques milliards d'années, ma fait découvrir Melody Nelson, et depuis, ce concept album, et plus particulièrement la chanson que je partage avec vous aujourd'hui, ne m'a jamais quitté.
Si je vous en parle, c'est que je viens de découvrir qu'Averty avait mis l'album complet en images, certes, c'est pas un chef d'oeuvre de réalisation, mais ça me permet de vous balancer une vidéo que vous visionnerez plus sûrement qu'un simple MP3.

Comme d'innombrables chef d'oeuvre, "Melody Nelson" est né en 1971, oeuvre à part dans la discographie gainsbourienne, c'est l'achèvement ultime d'un maître des mots et de la musique. Narrant la tragique histoire d'amour d'un quadra blasé, désabusé, pour une lolita pétillante, cet album est conçu pour s'écouter comme une histoire. Son échec commercial a été très mal vécu par Gainsbourg qui savait que ce disque représentait le "pic" de sa carrière.
Depuis, Melody est devenue une influence majeure pour de nombreux artistes

Quand je parlais de précision dans l'écriture, on est en plein dedans, le texte est ciselé au delà de l'entendement, rien à enlever à rajouter ou à modifier, c'est juste parfait, il suffit d'être attentif. Le disque fourmille de trouvailles et de figures de styles qui toutes se mettent au service de la narration, tout s'emboîte parfaitement, tout parait simple et fluide, alors que j'imagine a peine la somme colossale de travail qu'il a fallu pour aboutir a cet ovni musical.

La musique quand a elle est juste incroyable, hors du temps, et elle aussi, est entièrement au service de l'histoire.
L'habituel trio batterie / basse / guitare se feutre pour l'occasion, laissant à Gainsbourg le soin d'entraîner l'auditeur dans son romantisme noir, mais attention, ce son feutré ne fait que mettre en avant une incroyable composition, qui en harmonie totale avec le texte ne fera que vous immerger un peu plus en Melody Nelson. Chacun tient son rôle, la batterie métronome, avec un jeu d'une subtile intensité qui préfigure le son "jungle" vous tiendra bien assis, dans le siège arrière de la rolls, la basse,d'abord indolente et hypnotique, est le coeur du narrateur et vous fera vibrer au rythme de la tragédie. La guitare enfin, comme venue d'ailleurs, ponctue le récit de riffs hallucinant, tous en parfait accord avec le fil du texte.

Mais il y a mieux, il y a l'orchestration de Jean-Claude Vannier.
Les cordes sont la moelle épinière de l'oeuvre. Ce sont elles qui vous attrapent directement par la colonne vertébrale, qui vous retournent comme une crêpe, qui abattent vos dernières défenses et vous rendent amoureux, vous aussi, de Melody, Melody Nelson.

 




Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 06:09
Asymétrie faciale, strabisme, faiblesse musculaire, toute cette merde est pour la femelle un signe de dysfonctionnement immunitaire, de troubles du développement, et de diverses tares dont elle ne souhaite ses enfants affligés.
Du coup, cette pute de femelle ne vous choisira pas pour se reproduire, elle ira plutôt vers patrick swayzee et georges clonney de mes couilles a l'heure de la fête du string.

Mais euh ... c'est dégueulasse, pourquoi est-ce que nous autres, mâles, on choisirait pas aussi, einh? POURQUOI.

Ben c'est parce que, nous autres mâles, le choix, on s'en branle.
La femelle,voyez-vous, se fait chier 9 mois a porter le têtard issue de sa dernière partie de jambon, le mec lui, il se reproduit à l'instar d'un hewlet packard, autant de fois qu'il le veut par jour, ou du moins autant de fois que sa santé le lui permet. A ce tarif, c'est sur, la gonzesse a intérêt à réfléchir deux fois avant d'engendrer avec un sim ou un patrick topaloff. A l'inverse, patrick topaloff a tout intérêt à baiser à couilles rabattues, histoire de perpétuer ses pauvres gènes de chanteur improbable.

Il vous apparaît donc clairement, ami lecteur asexué, que les deux stratégies, féminine et masculine, se confondent adroitement pour assurer la perpétuation de l'espèce humaine en toute hostilité.

Depuis le temps qu'on me gonfle ici, au kentucky, avec la bible, j'ai eu un peu le temps de voir ce que Jésus en disait, et le mieux à en tirer est un elliptique "Aimez-vous les uns les autres"

Facile à dire quand on est mort puceau.

free music

Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 19:08
undefined La langue anglaise domine le monde pour de bonnes raisons.

N'en déplaise aux grabataires académiciens, sa simplicité et sa flexibilité m'étonnent un peu plus chaque jour, en outre, son dynamisme et sa structure se prêtent très bien à la créativité de ses locuteurs, les néologismes se ramassent à la pelle.
On rajoute à ça son caractère "chantant", et hop, on s'retrouve avec the number one language in the world.

Comme tout français qui se respecte, j'ai un profond attachement à ma langue maternelle, cependant, l'honnêteté me commande de préciser qu'il ne s'agit là que de chauvinisme.

N'étant pas linguiste, ma démonstration sera succincte, mais je l'espère sans appel.
Dans la vidéo qui suit, je n'ai été qu'un simple traducteur (texte original des Monthy python), mais son éloquence, ne manquera pas de vous trouer le cul.
Là où, en français, une douzaine de mots ou d'expressions sont nécessaires, un simple mot de quatre lettres, et ses déclinaisons grammaticales, suffisent en anglais à couvrir un panel linguistique stupéfiant.
Si en plus vous êtes aux états-unis, ce simple mot est le seul que vous ayez besoin de connaitre pour parer à toutes les situations possibles.

Ma famille débarquant à nouveau cette année dans deux semaines, il est urgent de réviser, grâce a qui ? grâce a kiki.
allez hop : "fuck, fucking, fuckers, fuck off, fuck you, what the fuck ? ..."




la musique du jour signe le retour de radio kiki (mais là, juste à droite !!) avec en nouvelle entrée, un vieux blues de derrière les fagots qui sonnera familier aux amateurs de Led-Zep.

Par kikikentucky - Publié dans : Belles lettres et poesie - Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

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