American girls

Publié le par kikikentucky


Hum hum....
Euh ... ca y est ? vous vous etes rince l'oeil ? je peux avoir votre attention ?
OOHH.
Je vous vois Messieurs Les Pervers.
Et les filles ne jouez pas les indignees, je vous vois aussi ("Oh celle ci elle a de la cellulite, et regarde ce maillot, c'est affreux... je suis mieux qu'elle quand meme !") Et patati et patata.

Bon, puisque c'est ca, dans webmaster, y'a master alors hop, le master y dit "bye bye les poulettes"...

C'est quand meme dingue qu'il faille en arriver la pour avoir votre attention deux minutes ! Des gamins, c'est pas possible !!


Bon bref.

J'sais plus ou j'en suis maintenant, c'est malin.

Ah oui ...

Si vous avez eu le courage de lire mon post anniversaire pas rigolo, vous vous souvenez certainement que je m'y decris comme un nouvel homme, que le regard que je porte sur moi a change et tout le toutim. Mais figurez vous que ce n'est pas tout, le regard que les autres portent sur moi a egalement change, et je dis bien les autrEs (au feminin).
Ceux d'entre vous qui ont eu la chance de me croiser en France se souviennent peniblement d'un p'tit bonhomme un peu flou, au physique pour le moins passe partout et qui presente comme signe particulier de n'avoir rien de suffisament saillant pour imprimer la retine plus de quelques minutes. Un francais moyen tout ce qu'il y a de plus moyen situe pile poil entre Gerard Jugnot et Alain Delon.

Il est bien fini ce temps la, je ne suis plus un francais moyen, je suis LE francais et meme, THE FRENCHMAN, et croyez moi les amis, ca n'a l'air de rien, mais ca change tout.
Depuis que j'ai demissione d'UPS, je fais un boulot "itinerant" et ai l'occasion de me deplacer. En tant qu'inspecteur des travaux finis (une vocation), je vogue d'usines en depots, de chaines de productions en service qualite, et ou que j'aille, c'est la meme rengaine.

First, la receptionniste m'accueille par le traditionnel "How are you doing today ?", ce a quoi je repond par un moins orthodoxe " Aille ame Fa-inne, cink you"
A l'audition de mon desastreux accent elle me jette un premier regard etonne, puis constatant que je n'ai pas de bec de lievre, se radoucit fissa en me cataloguant mentalement "venu d'aileurs". Elle enchaine sur un "Oh I love your accent, where {the fuck} do you come from ?"
Je bombe alors le torse et la levre superieure (je me suis recemment laissee pousser une moustache tres frenchie) pour repondre "straight from home" "Aille come frome Frrensse".
Stupefaite par le nombre de miles que j'ai parcouru pour atterir dans sa pathetique usine automobile, elle ne peut repondre que par un gloussement vaguement stupide alors que, magnanime, je la gratifie d'un sourire certifie securite sociale.
A peine ai-je tourne le dos, que la coquine decroche son telephone : "Britney ? Oh mon dieu, tu ne vas pas le croire, je viens de rencontrer un FRANCAIS, il se dirige vers toi, il est la pour controler ta qualite ... Oh mon Dieu !!!!"
Et invariablement, le ballet commence, et je passe l'apres-midi a repondre aux interrogations d'abord timides puis de plus en plus delurees, d'ouvrieres, de superviseuses, de femmes de menage, bref de tout ce que les environs recelent de plus ou moins feminin. Je finis generalement la journee entoure d'une myriades d'americaines pre-hysteriques et d'une aura que jamais je n'avais experimentee en notre bon vieil hexagone.

Jusqu'a il y a peu, je pensais que mon accent etais l'element declencheur de la poussee hormonale que je provoque (p'tain c'que c'est bon d'ecrire ca, imaginez ca, JE provoque la pamoison tout aussi surement que Paul Mc Cartney en son temps)
Mais il a fallu se rendre a l'evidence, mon physique autrefois commun, est ici totalement atypique. Mon teint grumelleux vaguement basane qui me valait en France de me faire parfois traiter de "Sale portos", est ici "a beautifull carnation". Mes cheveux noirs ne sont plus preuve de maghrebitude, ils sont promesse d'exotisme. La chetivite de mon petit corps peu rompu a l'exercice est ici tout autant attractive que la robustesse de celui de mes concitoyens footballeurs (americain of course) dopes au poulet aux hormones le serait dans un wagon de la ligne 13.

Plus encore, par un mystere que je m'explique mal, mon aura est a ce point transcendante qu'elle me vaut d'etre "flashe" regulierement sur l'autoroute.
Non papa, je ne parle pas des radars de vitesse, je parle de jeunes femmes qui, du siege passager, ne peuvent s'empecher au passage proche de la kikimobile, de genereusement m'exposer leur charmes physiques (c'est du vecu, ces folles font jaillir seins ou fessiers en hurlant leur libido et ecrasent impudiquement leurs rondeurs sur les vitres pour faire profiter votre serviteur de la torridite de leur corps voluptueux).

Tout ca pour dire ami lecteur, si le seul attrait que les femmes te trouvent est la presence a tes cotes d'un ami a qui tu sers de faire-valoir, si tu es vaguement moche ou vaguement debile, si ta mediocrite generale te condamne a consommer du boudin, il existe un coin de paradis ou tu es une bombe sexuelle en puissance : Le Kentucky.
Mais t'avises pas d'y venir, aux states, on tue la concurrence.

Publié dans Environnement

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kikikentucky 27/08/2007 17:28

mets l'adresse de l'article dans tes favoris, relance ton navigateur

grandéb 27/08/2007 12:42

je n\\\'ai pas l\\\'image, ça m\\\'énerve,Peux-tu faire kekchose ?

kikikentucky 08/08/2007 07:31

C'est marrant, vu que l'article est celui qui a genere le plus de pages vues (bande de pervers, on actualise, ca marche pas alors on relance le navigateur einh ??), j'm'attendais a plus de commentaires ... hihihhi

kikikentucky 05/08/2007 01:19

Content de te revoir dans l'coin l'ami helvete.Et navre que tu n'ai vecu cette experience pour le moins troublante, d'autant que l'article est legerement edulcore pour etre accessible aux plus jeunes.Je me suis achete une alliance XXL et phosphorescente mais rien n'y fait.

Vilay 04/08/2007 22:08

Un peu vache le tour de passe-passe.  C'est vrai tout ce que tu dis avec l'accent, les filles et tout et tout?  Moi, je n'ai pas fait cet effet là, à part pour certaines sexagénaires retardées.  Il faut dire que c'était l'Ohio, pas le Kentucky.