The golden triangle (part II : Lola Rastaquouere part I)

Publié le par kikikentucky

Depuis le lamentable echec de ma premiere experience, tenir plus de 10 minutes dans un strip-joint, sans s'enfuir comme un rat se faire jeter comme un malpropre, etait devenu une obsession, les mots de grandeb me revenaient sans cesse "pour s'amuser vraiment dans ce genre d'endroits il faut boire" ... il faut boire ... IL FAUT BOIRE ... IL FAUT BOIRE
Je ne pouvais pas renoncer, apres tout, des milliers de lecteurs attendaient avec angoisse le compte-rendu de mes turpitudes. Profitant donc d'un climat conjugal nuageux, j'entamai avec ferveur un pack de Bud Lite et les premiers symptomes d'ivresse apparaissant, je m'eclipsais discretement pretextant vaguement et dans l'indifference generale une "formation securite".
C'est donc dans un leger nuage cotonneux que la kikimobile et moi demarrames en route vers le thorobred lounge. Ce n'est qu'apres avoir nettement depasse mon but initial que le nuage cotonneux se dissipa suffisament pour que je m'apercoive que je naviguais a l'instinct le long de la 7th street.
C'est une nouvelle Louisville qui s'offrit alors a moi, une Louisville un peu trop maquillee, avec une haleine un peu chargee mais diablement seduisante pour l'ivrogne deracine que j'interpretais ce soir la.
Les Strip-joint s'alignaient sagement affichant leur neons clinquants et leur peinture ecaillee, il y en avait partout, loin de se cantonner a un triangle, mon quartier presentait l'aspect d'un multi giga polygone de debauche.
Je fis donc deux fois le tour de la septieme rue avant d'arreter mon choix sur le "white collar", qui, outre un nom aussi mysterieux que ridicule, presentait un parking relativement clairseme. L'aspect passablement minable de la batisse laissait presager une grille tarifaire abordable et la desaffection de la clientele me laissait esperer des plaisirs surrannes delaissees par la masse.
Le bar tournait le dos au podium, une chance, c'etait encore une baleine blonde qui s'escrimait a danser pour un black en survet, je commandais donc une bud, et me resignais a jeter un oeil au pole. Incroyable, la baleine fasait de vrais miracles, et si ce n'etait la cellulite omnipresente autour de la barre, on eut cru Nadia Comaneci. Impressionne, je ne me retins pas d'applaudir a la fin de la performance, encouragee, la truie vint se blottir entre mes jambes et apres m'avoir glisse la langue dans l'oreille me sussurra "do you want me to dance for you?"  "Non, merci Madame"
Le journaliste d'investigation qui dormait en moi savait que je devais en passer par le lap dancing, mais meme pour vous public bien aime, je ne pouvais me resoudre a assoir un tonneau sur mes cuisses au rythme de Kool & the gang. Je tournais donc mon regard vers le comptoir et detaillai la foule : la grosse blonde montee sur ressorts, une grosse noire a l'air un peu perdu qui m'adressa un rire de gorge a glacer le sang, une anorexique myope en string minimaliste et un redneck mal rase.
Bon dieu, pensai-je, c'est pas encore ce soir que j'aurai de quoi pondre un article.
- "One Jack Daniel shot please grosse morue"
- "What ?"
- "Jack Daniel's"
- "OK Baby"
Souriant beatement comme a chaque fois que j'insultais un(e) local(e), je m'apercus a peine du frisson qui parcourait la maigre assemble aux premieres mesures du "kiss" de Prince. Surpris par le silence soudain, je tournai mon tabouret vers le podium et recus mon uppercut a la machoire. Elle etait la. C'etait pour elle que j'avais choisi ce bouge pitoyable, pour elle que j'avais entame cette devalorisante serie d'articles.
C'etait une princesse d'abyssinie, une reine numide, une idole primitive, un hymne a la fesse.
Certe sa prestation au pole etait moyenne, sa conviction fade et ses dessous bon marche, mais quand meme, elle etait super bonne.
Encourage par mon ivresse galopante (merci grandeb), l'apathie du public et les dehanchements obscenes de ma cible, je pris mon verre et allai m'assoir au pied du podium, une liasse de billet prete a l'action dans la poche. Me voyant arriver, Nefertiti m'adressa son plus joli sourire venal et je m'empressai de lui en rendre un blinde de concupiscence. On allait bien s'entendre.
Installe confortablement, je laissai le jack daniel m'envahir et me detendis completement pour apprecier la performance, mon flegme fut mis a rude epreuve, apatee par la perspective d'un tip, ma deesse putassiere se fit un devoir de se mettre a quatre pattes, fesses bien ecartees a quelques centimetres de mon nez, et entama une serie de booty shaking a ebranler mgr Lustiger. Docilement, je laissai apparaitre quelques billets qui suffirent a lui faire executer un 180°. Jambes desormais ecartees de chaque cote de mes oreilles elle glissa un doigt dans son panty, et d'un regard m'encouragea a y loger mon pourboire. J'esperais mon geste sensuel, mais ne pus me retenir de laisser vagabonder mes doigts un court instant sous la culotte de la salope. Loin de s'en offusquer, elle m'adressa un sourire et darda sa langue entre ses dents.
A la fin de la danse, je la rejoignais au bar, arborant un sourire carnassier qui ne m'abandonnera pas de la soiree.

To be continued ...



Publié dans Arts et cultures

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lili 21/11/2006 14:32

oui, j'oubliais, si t'écoute tous les conseils de grandebile tu vas pas aller trop loins...
méchante lili

ducroc 20/11/2006 18:53

ouais j'suis d'accord, c'etait mieux avant ...

lili 20/11/2006 11:41

je ne sais pas ce que tu fous en ce moment, mais franchement c'est assez leger, cher kiki... désolée